PATHOLOGIE ET PARCOURS DE SOIN

Internet est souvent le premier recours pour trouver de l’information sur les maladies. Cependant, pour obtenir des renseignements fiables, il est conseillé de vous rapprocher des grandes associations nationales, regroupant malades, parents aidants et soignants, sans oublier de demander des conseils aux professionnels de santé qui suivent votre proche au quotidien.

QUE DOIS-JE FAIRE SI MON PROCHE DÉPENDANT NE VEUT PLUS MANGER ?

Pour les personnes dépendantes ou âgées, l’alimentation représente souvent une grande partie des plaisirs quotidiens. Alors ne plus avoir envie de manger est un signe inquiétant qui doit être pris très au sérieux. C’est un signal de baisse de moral et peut-être même, de dépression qui s’installe.

Il peut aussi parfois s’agir d’un épisode passager. Essayez donc de rendre les repas attrayants et vivants. Concoctez les petits plats que la personne aime particulièrement, cuisinez avec votre proche, proposez-lui des desserts, recevez des invités…

Si vous voyez la situation se prolonger ou si vous remarquez une perte de poids de votre proche, consultez dans les meilleurs délais son médecin traitant. Perte de poids et baisse de moral s’installent très vite chez les personnes âgées.

ELLE/IL SOUHAITE RESTER À LA MAISON JUSQU’À LA FIN DE SA VIE

Comment s’organiser ?
Rester chez soi jusqu’à la fin de sa vie est un souhait tout à fait respectable, mais pas toujours évident à réaliser. Si la moitié des patients préfèreraient décéder à leur domicile, trois personnes sur cinq finissent leurs jours à l’hôpital. Il est donc important d’essayer de respecter cette volonté, mais il ne faut pas oublier que cela demande pour les proches un investissement très important.

Demandez à votre proche, tant qu’il est encore valide, de rédiger noir sur blanc ses dernières volontés et de désigner la personne de confiance (directives anticipées).
Une situation de fin de vie avec maintien à domicile implique pour l’aidant un état de veille permanent et la gestion d’un nombre croissant d’intervenants.
L’aidant est également très sollicité affectivement et se retrouve souvent face à des choix douloureux.

C’est le rôle du médecin traitant de coordonner l’accompagnement du patient à domicile. Il fait intervenir différents professionnels en fonction des besoins du patient.
Le médecin traitant peut prendre la décision de faire appel à un service de soins palliatifs à domicile. Ce service a pour objectif l’accompagnement des personnes en fin de vie, tant sur le plan physique que psychique. Les soins palliatifs considèrent le malade comme un être vivant, et la mort comme un processus naturel. Ceux qui dispensent des soins palliatifs cherchent à éviter les investigations et les traitements déraisonnables (communément appelés acharnement thérapeutique). C’est une aide précieuse dans les derniers jours.

Il existe une prise en charge d’une durée de 3 mois, renouvelable 1 fois par la sécurité sociale. Les souffrances peuvent amener une personne à changer d’avis et souhaiter finalement être hospitalisée. Il est donc important de rester à l’écoute.
Rapprochez-vous du médecin traitant de votre proche.

QU’EST-IL PROPOSÉ DANS LE CADRE DES SOINS PALLIATIFS ?

Les soins palliatifs sont des soins apportés par des professionnels de santé dans le cadre de la fin de vie. Leur objectif est de soulager les douleurs physiques, mais aussi de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle du malade et de ses proches. Il existe différents dispositifs :

- Les unités de soins palliatifs, qui accueillent votre proche dans un établissement de santé.

- Il existe aussi des lits « soins palliatifs » proposés dans d’autres services des établissements de soins et pour lequel le personnel soignant a été formé.

Les équipes mobiles pluri-professionnelles et spécialisées en soins palliatifs se déplacent auprès des soignants, du patient et de son entourage à la demande des services ou des établissements de soins. Ces équipes prennent en charge le patient, mobilisent, coordonnent et conseillent l’ensemble des intervenants autour de lui.

Pour plus d’information, renseignez-vous auprès du Centre Hospitalier dont dépend votre proche.

QUE FAIRE QUAND AUCUN MÉDECIN N’ACCEPTE DE SE DÉPLACER AU DOMICILE DE MON PROCHE ?

Si aucun médecin n’accepte de se déplacer, c’est peut-être parce que votre proche est considéré comme capable de se déplacer et de venir à la consultation. En effet, c’est le médecin traitant qui estime la capacité à se déplacer du patient, en fonction d’une liste de situations médicales ou compte tenu de critères sociaux et environnementaux.

Certaines collectivités ou associations de services à domicile proposent un accompagnement en voiture pour les consultations médicales ou autres sorties. Ces prestations peuvent être incluses dans les plans d’aide personnalisés et financés par les caisses de retraite ou l’APA (Aide Personnalisée d’Autonomie). Renseignez-vous auprès de votre mairie CCAS (Centre Communal d’Action Sociale), du CLIC (Centre Local d’Information et de Coordination) dont dépend votre commune.

LE MAINTIEN DE LA PERSONNE À DOMICILE

COMMENT FAIRE ADAPTER LE LOGEMENT DE MON PROCHE À SES BESOINS ?

Lorsqu’une personne est âgée et/ou en perte d’autonomie, il est indispensable d’adapter son logement, principalement pour éviter les chutes dont 5 à 10% d’entre-elles ont des conséquences traumatiques sévères*. Ces dernières peuvent entrainer une perte d’autonomie et sont l’une des premières causes de décès accidentels chez les personnes âgées.

*Source INPES http://inpes.santepubliquefrance.fr/CFESBases/catalogue/pdf/830.pdf

Quelques aménagements simples peuvent suffire dans un premier temps :

  • Ajouter des poignées et des rampes
  • Retirer les tapis ou améliorer l’éclairage
  • Par la suite, il faudra faire appel à des spécialistes pour évaluer le logement et le montant des travaux nécessaires

Il existe de nombreuses aides financières pour réaliser les travaux, comme par exemple :

Subvention de l’Anah (Agence Nationale de l’Habitat), aide des caisses de retraite, prêt de la CAF (Caisse d’Allocations Familiales) ou encore crédit d’impôts pour dépenses d’équipement conçus pour les personnes âgées ou handicapées.

Afin de vous faire accompagner dans l’évaluation des aménagements et de leur financement, vous pouvez vous renseigner auprès du CLIC (Centres Locaux d’Information et de Coordination).

Pour plus d’information, vous pouvez consulter ce site :
https://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/qui-sadresser/points-dinformation-de-proximite/les-points-dinformation-locaux-dedies-aux-personnes

C’est un réseau associatif d’amélioration de l’habitat et du cadre de vie, au service des familles. Il se charge de faire l’interface entre vous et les organismes susceptibles de vous aider dans le financement de ces travaux. Il fait également le diagnostic technique des besoins.

QUELS SONT LES MODES D’INTERVENTION DES SERVICES À LA PERSONNE ?

Il existe plusieurs modes d’intervention des services à la personne. Selon le mode adopté, vous n’êtes pas engagés de la même façon et votre responsabilité vis-à-vis de votre employé est différente.

Pour bénéficier de services à la personne vous avez 3 possibilités :

1- Embaucher un salarié en direct.

C’est vous qui employez directement un employé de maison, vous le recrutez et effectuez seul les formalités d’embauche (contrat de travail obligatoire). Pour simplifier les démarches, vous pouvez utiliser le Chèque-Emploi Service Universel (CESU) qui facilite la déclaration et le paiement des prestataires.

Informations disponibles sur le site de la FEPEM (la Fédération du particulier employeur : http://www.particulier-emploi.fr).

2- Faire appel à une structure mandataire.

C’est une structure qui embauche le salarié pour vous. Elle vous aide à recruter et à faire les déclarations obligatoires, mais c’est vous l’employeur et c’est à vous de payer le salaire et les cotisations sociales. Le coût se situe entre l’emploi direct et le prestataire de service.

3- Faire appel à un prestataire de service.

C’est le prestataire qui embauche les salariés mis à votre disposition. Ce n’est pas vous l’employeur, mais le prestataire qui vous facture une prestation de service. Il s’occupe de tous les aspects administratifs et légaux.

Quel que soit le mode d’intervention choisi, une réduction d’impôts est possible et est égale à 50% des dépenses réalisées à hauteur d’un plafond annuel.

EST-CE QUE MON PROCHE PEUT ME RÉMUNÉRER DANS LE CADRE DE L’APA ?

Votre proche peut vous déclarer en tant que salarié, pour assurer des heures d’aide à domicile, s’il touche l’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie). Les conjoints, concubins ou partenaires pacsés sont exclus de ce dispositif.

La rémunération est exonérée des cotisations patronales de Sécurité Sociale si la personne aidée perçoit l’APA, si elle est âgée de 70 ans et plus, ou si elle est âgée de plus de 60 ans et qu’elle vit seule avec la nécessité de recourir à une tierce personne pour les actes de la vie courante.

Votre proche peut également vous employer dans le cadre de l’emploi direct, même s’il ne bénéficie pas de l’APA.

Être rémunéré par son proche est cependant une décision qui doit être mûrement réfléchie. Elle crée, en effet, une relation de subordination de l’aidant à l’aidé qui peut parfois être mal vécue. Cette situation comporte aussi un risque d’isolement de l’aidant si elle l‘amène à se couper de sa vie professionnelle pour s’occuper exclusivement de son proche.

Pour plus d’information, consultez ce site :
https://www.servicepublic.fr/particuliers/vosdroits/F10009

OÙ TROUVER QUELQU’UN POUR AIDER MON PROCHE À SON DOMICILE QUAND IL SORT DE L’HÔPITAL ?

Dès que votre proche sort de l’hôpital, l’assistante sociale du service hospitalier est là pour envisager avec vous les conditions de son retour à la maison. Son travail est de vous aider dans vos démarches, de mettre en place et de coordonner les interventions nécessaires. Elle vous orientera vers des interlocuteurs locaux (Centre Communale d’Action sociale (CCAS), Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique (CLIC), structures d’aide à domicile).

Si rien n’a été organisé avec l’hôpital, prenez contact avec : votre mairie, votre CCAS, une association ou un prestataire de services à domicile, votre CLIC.

Il existe une aide financière spécifique pour les retraités pour retrouver leur autonomie à la suite d’une hospitalisation : L’ARDH (Aide au retour à domicile après hospitalisation). Elle est destinée au financement d’aides à domicile au moment de la sortie de l’hôpital. Cette aide est accordée pour 3 mois sous condition de ressources. Son montant maximal est de 1800€. Elle doit être demandée avant le retour au domicile.

Cette aide au retour à domicile après hospitalisation est destinée aux retraités qui ne touchent ni l’APA, ni la PCH (Prestation de Compensation du Handicap) ou la Majoration tierce personne. Elle ne concerne pas les personnes bénéficiant d’une hospitalisation à domicile ou relevant de soins palliatifs.

La demande d’ARDH doit être transmise aux services de la Caisse de retraite. Consultez également votre mutuelle car elle peut vous proposer temporairement une aide afin de favoriser facilitant le retour à la maison.

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