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(2) D’après éléments démographiques - Les Pharmaciens - Panorama au 1er janvier 2019 – Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens ; et données internes

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Préface

Le laboratoire Mylan est leader sur le marché des médicaments génériques* et est aujourd’hui un acteur de santé incontournable. Soucieux de fournir des prestations de haute qualité, le laboratoire Mylan a développé une collection de livrets destinés à vous informer sur les différentes pathologies et leurs traitements. Le laboratoire Mylan par le biais de votre professionnel de santé, met cette brochure à votre disposition.

L’objectif de cette brochure est de vous apporter des informations sur les allergies et leurs traitements.

*Gers Mars 2019 en volume en CM12

préface
sommaire

Sommaire

  • Qu’est-ce que l’allergie ?
  • Intolérance, fausse allergie, pseudo-allergie, allergie vraie ?
  • Les allergies
  • Quelques gestes simples pour prévenir les allergies
  • Comment traiter les allergies ?
  • Le Projet d’Accueil Individualisé (PAI)

Qu’est-ce que l’allergie ?

L’allergie est une réaction anormale et spécifique de l’organisme en réponse à une substance étrangère appelée allergène à laquelle il est exposé et qui n’entraîne pas de troubles chez la plupart des sujets1.

Chez certaines personnes, des éléments inoffensifs de l’environnement provoquent une réponse inadaptée et excessive du système immunitaire. Ces éléments sont appelés allergènes1. Un premier contact avec l’allergène, appelé phase de sensibilisation, permet une reconnaissance de l’allergène par le système immunitaire. Ce premier contact ne provoque pas de symptômes d’allergie2. Les contacts suivants engendreront la réaction allergique2.

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Les symptômes de l’allergie sont très variés selon l’origine de l’allergène (aérien, alimentaire, médicamenteux...) et l’âge de la personne. Ces symptômes peuvent être : une rhinite, une gêne respiratoire, un eczéma, un urticaire, une conjonctivite, un choc anaphylactique, etc. Ces symptômes peuvent être présents de façon isolée, coexister, ou se succéder au fil du temps2.

Le contact avec les allergènes peut se faire de différentes façons1 :

  • Par inhalation ce sont les pneumallergènes : acariens, pollens, moisissures, poils d’animaux, plumes, polluants industriels…
  • Par ingestion ce sont les trophallergènes : lait de vache, oeuf, fruits secs (cacahuètes…), fruits exotiques...
  • Par voie sanguine : venin d’insectes, médicaments…
  • Par contact avec la peau : nickel, formaldéhyde, latex…
Si vous ressentez certains des symptômes de l’allergie, n’hésitez pas à consulter votre médecin.

Intolérance, fausse allergie, pseudo-allergie, allergie vraie ?

Les intolérances, fausses allergies et pseudo-allergies provoquent des symptômes mimant ceux des vraies allergies mais le mécanisme d’action est différent, il ne met pas en jeu le système immunitaire 1.

On parle de fausses allergies alimentaires notamment lors de l’ingestion d’aliments riches en histamine et/ou tyramine ou d’aliments histaminolibérateurs qui peuvent provoquer un urticaire, un œdème… Les aliments concernés sont certains poissons, certains fromages, certains fruits (fraises…).

Les pseudo-allergies peuvent être aussi médicamenteuses, notamment en réponse à la prise d’aspirine et d’anti-inflammatoires non stéroïdiens.

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Les intolérances alimentaires sont souvent dues au déficit de certaines enzymes ou à certains troubles métaboliques1. Elles se traduisent le plus souvent par des troubles digestifs (diarrhée). Parmi les intolérances alimentaires fréquentes figurent l’intolérance au lactose (le sucre du lait), l’intolérance au gluten (une protéine présente dans plusieurs céréales dont le blé, le seigle, l’orge, l’avoine…) 1.

Les intolérances alimentaires peuvent être transitoires (par exemple, l’intolérance au lactose chez le nourrisson au décours d’une gastro-entérite aiguë), ou définitives comme l’intolérance au gluten.

Les symptômes de ces fausses allergies peuvent parfois être sévères et nécessiter une prise en charge médicale rapide.

Les allergies

L’urticaire aiguë1 :

C’est une éruption cutanée se manifestant par des plaques rouges, en relief, souvent associés à des démangeaisons. Elles apparaissent et disparaissent en quelques heures et se déplacent sur toute la surface du corps. L’œdème de Quincke (ou angio-œdème) correspond à une forme d’urticaire qui s’étend en profondeur ou gagne les muqueuses. Il peut toucher la bouche, les voies respiratoires supérieures ainsi que les paupières, les mains et les pieds. Il se caractérise par un gonflement important qui déforme la zone atteinte. Sa possible localisation au niveau de la muqueuse de la gorge est une urgence médicale qui peut entrainer un risque de gêne respiratoire brutale.

La rhinite allergique2 :

Les signes habituels sont une sensation de nez bouché avec écoulements de liquide clair, des démangeaisons et éternuements. D’autres manifestations très gênantes peuvent être associées comme : une conjonctivite, des démangeaisons de l’arrière gorge, un odorat diminué ou une toux sèche.

La rhinite allergique est souvent causée par les pollens, fréquents au printemps. On parle alors de rhinite saisonnière.

La conjonctivite allergique2 :

Les symptômes habituels sont les yeux rouges et larmoyants, une sensation de picotement et/ou une sensation douloureuse ; ainsi que des démangeaisons.

La conjonctivite allergique est souvent associée à une rhinite et à un gonflement des paupières.

Les allergènes souvent mis en cause dans les conjonctivites allergiques sont surtout les pollens ; moins souvent les lentilles de contact ou leur produit d’entretien, etc.

L’asthme2 :

L’asthme est une maladie inflammatoire chronique des bronches, les plus souvent d’origine allergique. Il est caractérisé par une contraction et une inflammation des petites bronches engendrant un rétrécissement de ces voies respiratoires et donc des difficultés respiratoires car l’air passe difficilement. Lors d’une crise d’asthme, le patient a des difficultés à expirer l’air contenu dans ses poumons, son thorax est « bloqué ». Cette gêne respiratoire est souvent accompagnée d’un sifflement. Une toux irritante et un sentiment d’anxiété peuvent aussi être associés. La crise d’asthme peut être provoquée par différents pneumallergènes : les acariens, les pollens, les poils d’animaux, les moisissures, certains médicaments…

Le choc anaphylactique1 :

Se déclenchant dans les minutes ou l’heure suivant l’exposition à l’allergène, il débute souvent par une sensation de malaise accompagné de démangeaisons, de frissons, de sueurs, d’une pâleur suivie d’une rougeur diffuse, d’une éruption d’urticaire. S’en suivent une gêne respiratoire sévère, une chute de la tension artérielle avec un pouls imperceptible. Ces signes sont parfois associés à des vomissements, diarrhées, crise d’asthme et œdème de Quincke. Dans les formes les plus graves et en l’absence de traitement, le choc peut entraîner le décès. Il s’agit donc d’une urgence absolue nécessitant une prise en charge médicale immédiate.

Les allergènes en cause peuvent être variés : venin de guêpe, allergène alimentaire…

L’eczéma ou dermatite atopique2 :

La dermatite atopique se manifeste par des poussées inflammatoires décrivant des plaques rouges mal délimitées qui peuvent devenir vésiculeuses voire croûteuses associées à des démangeaisons intenses et une sécheresse cutanée.

L’éczéma atopique affecte le plus souvent chez le nourrisson : les joues, les cuisses, les bras, le ventre et l’arrière des oreilles ; chez l’enfant plus grand : les plis, les mains, les paupières et le pourtour de la bouche ; chez l’adulte : les mains, pieds, les plis des coudes et des genoux, le visage et le cou.

Les poussées d’eczéma peuvent être rythmées chez le jeune enfant par les poussées dentaires, les infections rhino-pharyngées, la fièvre ; chez l’adulte par les contacts irritants et le stress.

Quelques gestes simples pour prévenir les allergies

En plus du suivi de votre traitement médical, certaines mesures préventives sont à appliquer dans votre vie de tous les jours.

Diminution de l’exposition aux allergènes ou éviction de ceux-ci3,4 :

  • Dans votre intérieur, limitez la température à 20°C, l’humidité ambiante à moins de 70 % et aérez chaque jour les pièces
  • Prenez des accessoires de literie sans plumes, ni laine, couvrez-les de housses anti-acariens et lavez vos draps, couettes et oreillers régulièrement à 60°C.
  • Aspirez régulièrement le sol et le matelas, dépoussiérez les surfaces.
  • Limitez les moquettes, tapis, double-rideaux et peluches.
  • Lavez vos animaux avec un gant humide et interdisez-leur l’accès aux chambres.

Diminuez les facteurs de pollution intérieure et extérieure3 :

  • Supprimez le tabagisme actif et passif.
  • Evitez les produits ménagers irritants pour les voies respiratoires, les parfums de synthèse dans votre intérieur, bougies parfumées…
  • Evitez les grands axes routiers lors de vos promenades à pied ou à vélo.
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En cas d’allergie aux pollens3 :

  • Suivez le calendrier pollinique par le biais du site : Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA).
  • Portez des lunettes.
  • Lavez-vous les cheveux tous les jours.

En cas d’allergies alimentaires3 :

  • Suivez scrupuleusement les régimes alimentaires préconisés après le bilan de l’allergologue.
  • Etudiez l’étiquetage des aliments industriels.

En cas d’eczéma ou dermatite atopique4 :

  • Utilisez souvent des produits émollients.
  • Utilisez des gels sans savon pour la toilette.
  • Le port de vêtements en laine et tissus synthétiques à même la peau est déconseillé : préférez le coton.
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Les médicaments utilisés pour traiter les allergies dépendent de la fréquence des symptômes et de leur intensité ainsi que du type d’allergie3,4.

Les antihistaminiques sont une classe de médicaments s’opposant à l’effet de l’histamine (molécule responsable des symptômes allergiques)1. Ils peuvent être délivrés par voie orale, nasale (cas de la rhinite allergique), sous forme de collyre (en cas de conjonctivite allergique).

Les corticoïdes ont des effets anti-inflammatoire et anti-allergique. Ils sont prescrits sur de courtes durées. Ils peuvent être administrés par voie orale, nasale (en cas de rhinite allergique), sous forme injectable, sous forme de crèmes ou pommades (en cas d’eczéma) ou sous forme de spray à inhaler (en cas d’asthme).

L’adrénaline

Les patients allergiques et à risque de complication grave (choc anaphylactique) doivent toujours avoir sur eux ou à proximité immédiate un kit d’adrénaline auto-injectable. L’adrénaline constitue en effet le traitement du choc anaphylactique. Lors des tous premiers symptômes de choc anaphylactique et selon les indications qui vous auront été données, une injection sur le côté antérolatéral (bord extérieur) de votre cuisse doit être réalisée rapidement. En parallèle, un appel au 15 doit être fait pour une prise en charge médicale rapide. Après toute injection d’adrénaline, même inopportune, un suivi médical doit être réalisé.

Les broncho-dilatateurs

Dans le cas de l’asthme, des broncho-dilatateurs sont aussi très souvent prescrits pour favoriser la dilatation des bronches fermées.

image La désensibilisation ou immunothérapie spécifique

Elle a pour but de diminuer la sensibilité allergique d’un patient par rapport à un allergène spécifique. Elle est envisagée après échec des traitements précédents ou quand la maladie allergique devient très gênante ou potentiellement dangereuse. Elle est administrée par voie sous-cutanée ou sublinguale (sous la langue). Le principe consiste à administrer des doses infimes de l’allergène en cause au patient et à les augmenter de façon très progressive pour aider le sujet à développer une tolérance vis-à-vis de cet allergène.


Le Projet d’Accueil Individualisé (PAI)

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La crèche et l’école sont le premier lieu de sociabilisation pour l’enfant et l’allergie ne doit pas constituer une source d’exclusion des collectivités5.

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Or aujourd’hui, 6,2% des enfants d’âge scolaire sont atteints d’allergies alimentaires. Un document a été établi pour faciliter leur intégration5.

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Le PAI est le document qui permet d’autoriser la prise de médicaments au sein de l’établissement scolaire et de proposer tous les aménagements d’horaires nécessaires6.

La demande de PAI est faite par la famille, la plupart du temps sur conseil du praticien qui suit l’enfant. Elle est adressée au directeur de la structure d’accueil6.

Le PAI est signé par la famille, le directeur, l’enseignant, le médecin et l’infirmière de l’Education nationale6.

Il résulte d’une réflexion commune des personnes impliquées dans la vie de l’enfant et comporte plusieurs axes : le traitement médical, le protocole d’urgence et les aménagements pédagogiques dans le cadre scolaire si ceux-ci sont nécessaires6.

La circulaire 2003-135* relative à l’accueil des enfants et adolescents atteints de troubles de la santé évoluant sur une longue période, précise le cadre et les modalités de cet accueil.

*Circulaire du 08/09/2003, parue au bulletin officiel de l’Education nationale n° 34 du 18 septembre 2003.

Références :

1. Larousse médical. Edition 2012. Pages 33, 34, 43, 71, 511, 1002, 1003.

2. http://asthme-allergies.org/ Données du 14/03/2018. Consulté le 23/07/2019.

3. Allergies. ameli.fr Données du 16/04/2019. Consulté le 23/07/2019.

4. Allergies. E-vidal Version 3. Données du 18/06/2019. Consulté le 23/07/2019.

5. Allergies alimentaires de l’enfant : PAI et restauration collective. Dossier Allergie et collectivité. La revue de santé scolaire & universitaire. Septembre-octobre 2013.

6. PAl : qu’est-ce qu’un projet d’accueil individualisé ? http://www.afpssu.com/ Données du 05/12/2018. Consulté le 23/07/2019.

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